Association Landhelven

Landhelven, association organisatrice de jeux de rôles grandeur nature en Midi-Pyrénées, Aquitaine et Languedoc-Rousillon.
 
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 Assassine

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Asryelle
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MessageSujet: Assassine   Mer 27 Jan - 10:14

Voici une petite histoire sans prétention.
Attention, ce n'est pas un RP participatif Wink

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Elle se tenait là, devant moi, splendide dans sa robe, si simple et qui pourtant lui donnait tant d’élégance. Elle s’approcha de moi, le sourire aux lèvres, et elle déclara :
- Ainsi, c’est vous que l’on assigné à ma surveillance ? »
Sa voix était chargée de grâce, tout comme sa démarche. Elle tourna les talons et enchaîna :
-Très bien, je suis ravie qu’ils aient pu trouver une femme. Je ne me suis jamais sentie à l’aise avec les hommes. J’espère que vous êtes à la hauteur de ce qu’on m’a dit, bien que, … je n’estime pas avoir à ce point besoin de protection, c’est ridicule, … Enfin, ce sont les ordres du Duc. »
Je tentais de garder mon calme face à cette femme si charismatique (j’étais si jeune !), et répondis :
-Je suis très honorée, Duchesse. Je mets mes compétences à votre service et ce sera un plaisir et un honneur que d’avoir à protéger votre personne.
Elle se tourna de nouveau vers moi et me demanda :
- Mais au fait, quel est votre prénom ?

Aélys. Mon nom est Aélys, et j’aurais dû commencer par le début. Je suis née dans la province de Luneria, appartenant à l’Empire Nocturien. J’ai été formée aux arts de l’espionnage par les meilleurs d’entre nous. Ma formation, qui a duré sept années, avait pour but d’être capable de protéger la personne au service de laquelle nous serions mis. Sans faille. Sans relâchement. Être capable de la protéger quelle que soient les circonstances. Savoir « donner » de sa personne quand il le faut et pas inutilement. Ne pas faire preuve de bravoure, d’héroïsme, de distraction, simplement se concentrer sur la mission. Elle doit être le seul but de notre vie : pas d’émotion, pas de sentiment, juste assurer sa sécurité.

J’ai à présent vingt années et voilà qu’on vient de m’amener à celle qui sera désormais le but de ma vie. Et bien que je sois encore jeune et quelque peu intimidée, je ne faillirais pas.

Le Duc de Luneria, après avoir subi quelques « visites » nocturnes inattendues, avait requis la présence de deux gardes du corps. Ne cherchant pas, selon ses termes, des combattants peu discrets, il avait choisi de recruter deux assassins, pour lui et pour sa femme, dans le but qu’ils les suivent au plus près à chaque instant et soient à même d’intervenir. C’est ainsi que je me suis retrouvée dans cette salle, présentée à elle : Neladya, Duchesse de Lumeria.

Elle ne chercha pas à en savoir plus sur moi, faisant ainsi preuve de délicatesse, car la formation nous obligeait à oublier notre passé, nos attaches familiales, nos racines. Un lourd tribut à payer, pourront penser certains ; mais ce n’est rien en comparaison de l’honneur qui nous est offert : être capable de préserver la vie de quelqu’un. Elle reprit la parole, me sortant de ma rêverie :
- Bien, Aélys. Dans ce cas, à partir de maintenant, je veux que vous soyez constamment avec moi, et pourtant invisible aux yeux de tous. Faites-vous oublier, sauf si je vous adresse la parole. Comprenez bien que cela ne m’enchante guère, mais … mon époux ayant consenti à ce sacrifice, il ne faudrait pas que je le déçoive en ne faisant de même …

Ainsi commença ma nouvelle vie, celle à laquelle ...

(à suivre)
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Asryelle
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MessageSujet: Re: Assassine   Ven 29 Jan - 9:02

Ainsi commença ma nouvelle vie, celle à laquelle on m’avait préparé durant toutes ces années, celle que je n’avais de cesse d’enfin connaître, poussée par l’enthousiasme de la jeunesse. Au fond de moi, mon ventre se nouait, à la fois piaffant d’impatience et redoutant la suite des évènements. Cependant, ma conscience professionnelle reprenait vite le dessus, analysant la situation dans les moindres détails, presque de façon mécanique, gardant une façade froide et neutre, inaccessible, la suivant comme une ombre : j’étais désormais invisible aux yeux du monde.
Le palais du Duc n’était bien sûr rien comparé à celui de l’Orien à Noct, mais il jouissait cependant d’une place sur les hauteurs et était richement orné. Le salle du conseil, où m’avait reçu Neladya, était vaste, et comportait de nombreuses fenêtres hautes comme la pièce, hantises d’un garde du corps. Pour accéder à la chambre à coucher, il fallait emprunter un long couloir, qui donnait dans des lieux plus intimes, comme la salle de bains ou les appartements du Duc. Dans la chambre à coucher, deux petites lucarnes de chaque côté de la pièce allouaient l’entrée à la lumière du soleil le jour, et à la lueur de la lune la nuit. Le principal mobilier de la pièce était le lit, majestueux. Commodes et armoires entouraient ce dernier.

Cette nuit-là, nous redoutions une nouvelle attaque. Le Duc, d’ordinaire si bon, si compatissant avec ses sujets, ne comprenait pas quiconque aurait pu lui en vouloir ainsi. Je me couchais au pied du lit de la Duchesse, tapie dans l’ombre, gardant un œil ouvert. Parfois on entendait un bruit à l’extérieur, le cri d’un Brameur, ou d’une créature qui passait.
L’attente fut longue ; mais cette nuit-là il ne se passa rien.
Durant la journée, nous nous relayions avec l’autre assassin (dont je ne savais rien) pour dormir quelques heures, pendant que l’autre surveillait le Duc et la Duchesse. Nous ne dormions jamais à la même heure suivant les jours afin que notre petit roulement ne soit pas repéré et pris comme une faille dans notre garde ; bien que largement préparés, il nous arrivait parfois de ressentir de la fatigue, chose qui ne devait surtout pas arriver.

Les jours se suivirent et se ressemblèrent. Je suivais Neladya sans cesse, attentive aux moindres de ses mouvement et à tous ceux des autres personnes l’entourant. Le Duc se réjouissait de voir que les attaques avaient cessé, heureux que la seule présence d’assassins ait pu dissuader ceux qui s’en prenaient à lui de réitérer les intentions. Pour ma part, je trouvais presque dommage que rien n’arrive. Idéalisant la tâche qui m’avait été confiée, et malgré le fait que je n’ignorais pas que la filature, l’attente et la patience faisaient partie de nos devoirs et de nos capacités, mon esprit résolument impatient s’était focalisé sur les points intéressants de ma tâche, à savoir, l’action. Le fait d’être comme immobile, obligée d’attendre, me frustrait au plus haut point. C’était l’un de mes défauts, ardemment reproché par mes maîtres : « Tu dois apprendre à te contrôler, Aélys. La patience est notre vertu, ne l’oublies jamais. »

Une nuit pourtant, mon impatience fut enfin satisfaite. J’étais, comme à l’accoutumée, allongée au pied du lit, invisible, écoutant avec attention tous les bruits extérieurs, lorsque ...

(a suivre)
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Azgarel
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MessageSujet: Re: Assassine   Sam 30 Jan - 12:40

LA SUITE!!!!! Twisted Evil
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Asryelle
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MessageSujet: Re: Assassine   Dim 31 Jan - 11:12

Une nuit pourtant, mon impatience fut enfin satisfaite. J’étais, comme à l’accoutumée, allongée au pied du lit, invisible, écoutant avec attention tous les bruits extérieurs, lorsque je perçus un frémissement. L’air avait changé, il réagissait aux mouvements lents d’un individu. Pas de doute, « on » venait par ici. Je me relevais prestement puis glissais jusqu’à la porte de la chambre. Des frottements de pas dans le couloir voulant se faire discrets, très bien. Je sortis un poignard puis me plaçais en position d’attaque, près à intervenir si la porte s’ouvrait. Mon compagnon d’armes, éveillé lui aussi, surveillait la porte de loin, préférant se poster près de la fenêtre.
Le bruit s’arrêta devant la porte. Se préparait-il ou bien hésitait-il, nul ne le sait. Nous attendîmes, fébriles, que l’autre ouvre la porte, afin de garder l’avantage de la surprise et de la rapidité. Comme le temps semble suspendu dans ces instants-là ! Dans ma tête ne tournaient plus les questions, mon cerveau était simplement concentré sur le très prochain déclic de la porte …

Soudain, la porte commença à grincer. Très légèrement, elle pivota lentement. Petit à petit, le loquet s’ouvrit, et je vis apparaître la main qui tenait la poignée : une main gantée, noire ; forcément.

J’attendis de longues secondes que son poignet apparaisse, plus facilement saisissable, puis dans un mouvement vif, mon poignard fendit l’air et s’abattit sur sa main, la plantant entre deux ligaments.

L’individu hurla, ce qui réveilla le Duc et la Duchesse. La lumière s’alluma. Prestement, je bondis sur lui et l’entrainait dans le couloir, afin de ne pas offrir ce spectacle à la Duchesse. L’homme fut rapidement maîtrisé, face au sol, lui tordant un bras dans le dos et plaquant une poigne vigoureuse sur sa nuque. Des gardes, ayant entendu le cri de douleur, étaient accourus, formant un cercle autour de moi, prêts à embrocher l’individu si la situation dérapait.

Je lui arrachais sa cagoule. Un long-tchi. Qui pleurnichait pour sa pauvre main et rageait de s’être fait avoir. Il était encore jeune, très jeune, mais peut-être à peine plus âgé que moi.
Grâce au ciel que ces bridés n’existent pas ! Le nom d’assassin aurait peut-être encore gardé ses lettres de noblesse. Aujourd’hui lorsque les hautes personnalités cherchent quelqu’un pour les protéger, ils deviennent septiques si vous n’êtes pas Long-Tchi. Mais comme ces bridés sont aussi le plus souvent embauchés pour accomplir les tâches ingrates de ces nobles, le prestige des assassins tout entier a décliné et aujourd’hui les employeurs dénigrent les assassins, prétendant qu’on ne peut leur faire confiance. Il faut batailler dur pour être digne de cette confiance, et même l’école la plus prestigieuse d’espionnage ne peut être une référence pour nous, puisqu’il est important qu’elle reste invisible aux yeux de tous.

Le pitoyable gisait sur le sol, tentant de s’échapper de mon étreinte, que je resserrais, ce qui eu pour effet de le faire couiner. Lamentable.

- Qui t’envoie ? demandais-je.
- Je ne vous dirais rien ! couina-t-il.
- Quel est ton but ici ?
- Rien !
Je repris ma lame et l’approchais de sa main :
- Qui t’a envoyé ?
- Rien !
- Que viens-tu faire ici ?
- Rien !
Je la replantais au même endroit. Il hurla.
- D’où viens-tu ?
- Rien …
- Pour quoi faire ?
- Ri …

Sa voix devenait pâteuse. Je le regardais plus attentivement. Ses yeux étaient devenus vitreux. Il commença à baver puis fut pris de spasmes. Je ne le relâchais pas, craignant une ruse, mais les spasmes s’atténuèrent et il ne bougea plus. Tout en le tenant, je vérifiais son pouls. Les battements de son cœur, encore présents, s’estompèrent au fil du temps, et bientôt ne furent plus du tout.
Je me relevais.

- Emmenez-moi ça, et trouvez pourquoi il est mort.

Un rapport nous apprit plus tard...
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Asryelle
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MessageSujet: Re: Assassine   Mar 2 Fév - 17:15

Un rapport nous apprit plus tard dans l’après-midi qu’il possédait une machine laedar sur laquelle il avait appuyé, et cette machine avait injecté dans son corps un poison qui provoque la mort en quelques minutes. Nul ne sait s’il était au courant du but réel de la machine ou si, couard comme il était, il espérait simplement appeler du secours avec.
Dans ma tête commençaient à tourner des nombreuses questions : pourquoi envoyer un assassin si peu expérimenté pour tuer un Duc ? Tout d’abord, le bruit qu’il a provoqué en approchant : n’importe quel espion un tant soi peu expérimenté l’aurait entendu, même dans le sommeil. On aurait plutôt cru quelqu’un qui essaie d’être discret plutôt qu’un véritable assassin.

Ce qui m’amène à ma deuxième question : n’était-il pas au courant de notre présence dans la chambre ? Un bon assassin espionne en théorie longuement sa cible avant de l’abattre. Bien que nous fassions de notre mieux pour rester dans l’ombre de nos commanditaires, un confrère sera toujours capable de nous repérer en plein jour. Alors pourquoi n’avoir pris aucune précaution ?
De plus, ce n’est pas n’importe qui que ce bridé avait pour cible : un Duc ! Pourquoi envoyer un gamin aussi inexpérimenté tuer un Duc, avec de surcroît deux gardes du corps dans la chambre ? La bêtise de son commanditaire est à peine compréhensible…

Le Duc, effrayé par cet incident, fit doubler la garde. Le seul mérite qu’on pouvait attribuer au jeune assassin était au moins celui-ci : avoir réussi à pénétrer dans le domaine sans éveiller les soupçons des gardes, ce qui était d’ailleurs étonnant vu son allure pataude. Le Duc nous remercia chaudement et doubla notre salaire. La Duchesse, avait eu un malaise suite à la frayeur qu’elle avait éprouvé en voyant cet individu dans sa chambre, et se reposa plusieurs jours dans ses appartements.

Je suivais Neladya partout où elle allait, que ce soit à l’extérieur ou dans les pièces de la maison ; et ainsi je partageais beaucoup de son intimité, ce qui ne semblait pas l’offenser. Elle semblait accepter ma présence, la jugeant certainement nécessaire au quotidien, et encore plus au vu des évènements récents.
Parfois elle me parlait, désirant savoir comment j’allais, si je désirais quoi que ce soit. Qu’aurait-on pu demander d’autre à un assassin ? Bien sûr, à chaque fois je répondais que oui, tout allait bien et que non, je ne désirais rien de plus que de la protéger. A chaque fois elle souriait, puis se replongeait dans ses pensées, méditative. J’éprouvais quelque gêne à rester comme cela cachée ; non pas que je n’y sois pas habituée, au vu de mon métier ; mais parce que c’était la première personne qui tentait d’avoir une conversation normale avec moi.

Elle avait parfois pris l’habitude de parler seule, pour m’adresser ou non des paroles en l’air, qui ressemblaient à une tentative de communication :
« Et cette robe-là, comment me siéra-t-elle ? Convient-elle à l’occasion ? Non, celle-ci serait mieux, plus adaptée … »
Peu à peu, j’appris à la connaître, et à converser avec elle. C’était une femme qui, loin d’être futile, était très intelligente. Elle avait beaucoup étudié étant petite, et ses parents, décédés aujourd’hui, étaient de riches commerçants. Cela avait tout de même été une aubaine lorsque le Duc avait demandé leur fille en mariage. Elle s’était mariée très jeune, et pour cette raison elle n’avait pas encore trente ans. Elle était restée simple, malgré son range de Duchesse, et était une épouse aimante. Cependant, elle n’avait pas voulu d’enfants. « Pas encore », disait-elle.

Je finis par devenir sa confidente. Elle se livrait à moi, ne me cachait rien, pas même des détails qui auraient pu décrédibiliser le Duc, ou des affaires politiques dont elle entendait parler son mari. Nous devînmes proches, très proches, peut-être trop, même. J’entendais déjà mes maîtres me reprochant de m’attacher à celle que je devais surveiller, un assassin ne devant ressentir aucune émotion. Mais j’étais devenue dépendante de cette compagnie, de cette affection féminine que jamais je n’avais ressentie, et qui malgré mon apprentissage, m’allait droit au cœur.

Pendant ce temps, aucune attaque n’avait eu lieu. Le Duc ne baissa pas la garde, bien qu’une sorte d’apaisement paraisse envahir le duché.

Un jour, alors qu’elle prenait son bain et que la servante venait de sortir, ...
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MessageSujet: Re: Assassine   Jeu 4 Fév - 12:55

Un jour, alors qu’elle prenait son bain et que la servante venait de sortir, elle me fit signe d’approcher. Gênée de la voir alors qu’elle était nue, je vis que son corps était caché par toutes les bulles de savon. Rassurée, je m’approchais d’elle.
- Madame ?
- Il faut que je te parle, Aélys.
- Bien sûr, je vous écoute.
- Il faut que tu me promettes de m’être loyale jusqu’au bout, à moi et seulement à moi. Il faut que tu me jures que tu feras ce que je te demande sans poser de question. Je t’expliquerais par la suite.
Un peu intriguée, je répondis bien sûr par l’affirmative, que jamais elle n’aurait à douter de ma loyauté, et que je serais toujours prête à lui rendre service tant que mes compétences le permettront.

Elle me fit approcher plus près, et me murmura à l’oreille :
- Je veux que tu tues le Duc.

Bien que sentant mon cœur faire un bond énorme dans ma poitrine, je n’en laissais rien paraître. Elle continua :
- C’est moi qui aie envoyé les assassins précédents. Je voulais qu’il ait peur. Je voulais qu’il cède la place.
Elle m’expliqua plus en détail :
- Le duc voisin a proposé une alliance extrêmement avantageuse pour nos deux duchés, dont il serait le seul gérant, car il est plus jeune, mais le Duc a refusé, prétendant que ses sujets comptent sur lui et ne veulent pas de changement. Il y a si peu accordé d’importance, que cette raison ne lui est même pas venu à l’esprit quand les assassins sont venus. Je n’ai cherché que parmi les médiocres, car je ne voulais pas le tuer tout de suite, simplement lui faire peur. Le second était meilleur, mais je savais que tu l’aurais. Mais …
Elle soupira, puis reprit :
- Mais depuis, j’ai rencontré le Duc voisin, et …
Elle ne termina pas sa phrase. Elle soupira de nouveau.
Tout s’expliquait.

Cette nuit là, un nouveau bruit résonna dans le couloir devant la chambre à coucher. Le garde du Duc se leva et se colla à la porte, de la même manière que j’avais faite précédemment. Je m’approchais de lui, doucement, pour me mettre à ses arrières. Il s’effondra lentement sur le sol lorsque je lui tordis la nuque d’un coup sec, sans pousser un cri, discrètement, comme le bon assassin qu’il avait été. M’approcher du lit fut encore plus facile : je plantais ma lame dans sa gorge : il ouvrit les paupières, ne vit qu’une ombre noire, indistincte des autres. Ses yeux se révulsèrent et il rendit l’âme dans un râle d’agonie.
Aussitôt Neladya sortit du lit, prête à partir. Je volais une charrette et un cheval, et nous partîmes aussitôt en direction du duché voisin. D’ici quatre ou cinq jour, le Duc pourrait venir prendre possession de son nouveau fief, avec quelques cinq mille hommes. Tels étaient ses projets, tels que Neladya me les avaient narrés.

Le jour se levait à l’horizon. La carriole avançait à toute vitesse. Les lueurs de la ville commençaient à s’éteindre, d’autres à s’allumer. Elle lança un dernier regard sur le château, puis lui tourna définitivement le dos, le regard porté sur l’horizon qui se découvrait devant nous.

Je la suivrais partout. Je lui serai fidèle jusqu’au bout.
La protéger sera la seule mission de ma vie.
Puisse Nocturia m’appuyer.

FIN
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