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 Une Vision d'étranger (Journal d'un Fakyl à Obak-drathir)

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Azgarel
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MessageSujet: Une Vision d'étranger (Journal d'un Fakyl à Obak-drathir)   Ven 3 Sep - 15:08

Cette histoire a pour but de présenter les Leddrathirs un peu plus en détail (selon le principe de Lee-setsu et de ses nouvelles)

Obak-drathir, une émeraude inquiétante se détachant par sa lueur verdâtre à travers un blizzard mordant. J’ai déjà eu l’occasion d’affronter des conditions extrêmes durant mes voyages, comme les tempêtes de Glassmorss, ou bien la chaleur de Dael, tout comme les pluies abondantes du Sud d’Eureus, mais l’île d’Obakdra est un enfer gelé perdu dans l’océan du monde. L’être humain n’irait jamais vivre de lui-même là-bas, et pourtant les Leddrathirs y résident depuis plus de deux milles ans, faisant de la survie de leur espèce un combat quotidien. Je comprends maintenant leur réputation de mauvaises personnes, où la méchanceté et les propos expéditif sont leurs points forts. Si j’avais à vivre ici, je ne pourrai que devenir exécrable avec le temps. Heureusement je n’y suis que pour affaire. L’absence de végétation sur cette île et les blizzards incessants rendent certains produits très prisés comme la viande issue de l’élevage ou les plantes médicinales. Pour ce genre de produits, les Leddrathirs savent commercer avec les Garks, mais certains de mes clients recherchent des produits moins autorisés tel que le tabac ou l’alcool. Malgré le fait que ces consommations soient strictement interdites, sous prétexte que l’espèce doit perdurer dans un équilibre mentale afin de ne pas engendrer trop de problèmes sociaux, des personnes très importantes font appels à mes services.
Je commence désormais à apercevoir l’une des grandes portes de la cité mécanique, ses murs semblent formés d’un amoncèlement de plaques capables de bougés entre elles de façon à obtenir des configurations différentes en fonction de la situation, de larges créneaux de métaux sont capables de se déployer, en cas de blizzard trop violent, grâce à un complexe d’engrenage et de chaînes alimentés par cette énergie verdâtre. Me voilà désormais visible des guetteurs qui m’observent par l’intermédiaire de meurtrière recouverte d’un filet de cette même énergie verte pour empêcher le froid de s’introduire dans les remparts. La Grande porte refuse de s’ouvrir, les gardes ne mettrait pas en œuvre une tel difficulté juste pour l’arrivé d’un fakyll tel que moi. Il se contente d’actionner les mécanismes pour que seul une ouverture se forme à la base et se referme à mon passage.
Me voilà au cœur de la muraille qui, par son épaisseur, sert également de complexe militaire. L’architecture qui se dévoile alors à moi m’émerveille, malgré le rappel fréquent à la mort et les représentations morbides, il est important de reconnaître que les Leddrathirs sont sans nuls doutes l’espèce la plus minutieuse qu’il y est dans le monde. Il ne possède, certes, que cette cité, mais elle est une œuvre d’art a elle seule.
« Toi étranger !!! Approche » me dit la voix résonnante d’un Epouvant, ces soldats chargés de faire respecter le Code Leddrathir par la peur. Son casque, rappelant la forme d’un crâne laisse apercevoir des yeux d’un vert lumineux, on raconte que ces casques sont enchantés pour permettre à son porteur de voir dans l’obscurité, se qui permet aux Epouvants de pouvoir surveiller les zones sombres sans avoir à y pénétrer.
« Je t’ai parlé étranger !!! » J’ai toujours eu du mal avec l’autorité, mais je me dois de me plier au protocole des lieux où je trafique. Pour se faire, je me dois de connaître parfaitement les lois et surtout les failles de celles-ci. Les lois Leddrathirs sont les plus compliqués à apprendre, celles-ci changent aussi souvent que je respire il est donc important pour moi de repérer les plus stables et de les utiliser convenablement.
« Je suis Layfak, Fakyl des terres de Daël » Si je me contentais uniquement de cela j’aurai été tué sur le champs « je m’introduit au sein de votre cité selon les règles en vigueur du code 36 à 47, tout en portant respect au code 3-C-F »
Je patiente quelques instants, priant que mes connaissances ne soit pas obsolète
« Le code 3-C-F n’est plus en vigueur étranger !!! Le protocole de vérification exige une étude de votre caste »
La répartition hiérarchique est très stricte au sein d’Obak-drathir, chaque leddrathirs se voit recevoir dès la naissance la scarification du drain de vie. Selon l’état de noblesse de l’enfant, le drain sera plus ou moins puissant. Cela permet de garder les sangs purs à part des sangs impurs en évitant des mélanges trop prononcés selon des critères de pureté de l’espèce. Ainsi, si un membre de première caste a la moindre relation charnel avec un membre de caste inférieur il l’affaiblirait ne permettant pas un contacte suffisamment prolongé pour la reproduction et finirait par le tuer. Certains se sont risqués à ce genre d’échange mais l’enfant est de suite rejeté puis exilé hors de l’île d’Obakdra.
Je m’avance donc vers l’Epouvant afin de ne pas recevoir un « refus d’obtempérer » et ainsi lui donner la joie de m’exécuter. Il me saisit le crâne de sa main gantée et examine mon visage comme un fermier choisirait son bétail en fonction de certains critères.
« Vous n’appartenez à aucune caste, vous êtes donc non assigné et n’êtes pas autorisé à pénétrer dans la cité, le protocole exige votre départ de la cité »
Réponse habituel faite à un étranger, heureusement un Fakyl prévoit tout, même les imprévus. Je lui sors donc l’un de ces « codex asylien », des petites pyramides verte et noir qui peut prouver n’importe quel lien avec l’Asylium, ceux qui dirigent la cité, et ainsi permettre l’accès aux secteurs les plus secrets.
Pour ma part, je l’ai obtenu grâce aux « Parieurs », des contrebandiers majoritairement localisés dans les archipels de Tchi.
Je presse la pointe du codex et soudain une multitude de runes vertes en ancien murmuré sont projetés autour de la pyramide et flottent calmement laissant le temps à l’Epouvant de les analyser.
« Bien, parfait citoyen vous pouvez circuler !!! »
Je referme le codex en faisant un signe de tête au garde, qui semble être déçu de ne pas avoir pu ordonner la mort d’un pauvre laedar comme moi. Deux autres Epouvants m’encadrent et me conduisent de l’autre côté du rempart, j’ai le temps d’apercevoir des Maraudeurs se préparer pour une expédition dans le blizzard, ainsi qu’un de ces légendaires persécuteurs enseignant à des recrues les principes de la survie en milieux extrême.
Son dialecte est plus rapide que le premier Epouvant mais j’arrive à percevoir se qu’il dit. Le langage Leddrathir est très difficile à maitriser, c’est une variante du langage « sifflé », la langue des Uniens, mais ayant évolué vers quelque chose de plus gutturale.
Le minimum à connaître sont les formules de politesse, mais j’ai réussi à me faire un petit lexique écrit de certains mots, car même si je parle le « murmuré » couramment, c’est une autre paire de manche de l’écrire. Traduire chaque lettre en murmuré et retrouvé la phonétique donne quelque chose proche de cela :

Mess Ijah Tess : Moi saluer toi : Je te salue
Diel-sorr : Part et reviens : Au revoir
Merci : Irel
Ada : pardon
El : Celui qui
Es Platar til : Que ça te plaise : Je vous prie
Bajahir : frontière/limite (très important pour comprendre qu’un secteur est interdit)
Hïr : Puissant : Forteresse
Na : Non : Rien

Et si on ajoute à cela les règles de grammaire telle que les lettres qui sont doublées dans le cas d’un pluriel, on obtient un code parfait pour différencier le véritable leddrathir de l’étranger.
Me voilà enfin à l’autre extrémité du complexe, les Epouvants font ouvrir une porte plus grande que la première et se placent de chaque côté de celle-ci afin de m’inviter à pénétrer dans la cité.
« Suivez le Code et tout se passera bien » me fait l’un d’eux. J’avance, la porte se referme derrière moi en laissant passer quelques gardes par la même occasion. J’étais déjà impressionné par les couloirs sculpté du complexe militaire, mais le cœur de la cité est encore plus titanesque, une Grande Statue du héros fondateur de la civilisation des Leddrathirs, Morianor, domine la grande place où je viens d’arriver, encadrés par des maisons de pierres et de métal tout aussi ouvragés les unes que les autres. D’un premier point de vue, on pourrait penser que la pauvreté est inexistante ici, mais ce phénomène est tout simplement dû au fait que être pauvre à Obak-drathir va à l’encontre de votre survie.
Les vêtements de chaque citoyen sont soigneusement travaillés, fait de dentelles minutieuses pour les femmes accompagné de velours noir et pourpre, tandis que les hommes portent pour la plupart de long manteau serti de lanière de cuir orné d’argent. Se qui aurait pu être un ensemble surchargés et agencés de façon a créé une harmonie parfaite. En arrivant ici je m’attendais à voir une ville cimetière où tout le monde rumine dans son coin mais bien au contraire, Obak-drathir est une cité vivante, où des enfants courts dans les rues comme a Daël, où les gardes discutent comme ceux de Nocturia, au fond ils sont humain eux aussi.
Je lève la tête afin de tenter d’apercevoir le soleil et me faire une idée de l’heure qu’il était, se fier aux horloges Leddrathirs finit par vous rendre fou avec leur journée de 27 heures et 18 heures une fois sur deux, mais le ciel est caché par une masse noire parsemée de lumières vertes. L’Asylium, recouvre entièrement la ville par son architecture incliné donnant l’illusion qu’il flotte au dessus d’Obak-drathir, alors qu’en fait, cet immense bâtiment prend racine dans les quartiers nord. Trois titanesques statues de Nihilum portent l’Asylium foudroyant du regard tous ceux qui lèvent la tête.
La mort fait partie de la culture Leddrathirs, les spectres sont utilisés par exemple pour revêtir les armures des persécuteurs et des epouvants qui sont normalement impossible à fixer à cause de certaines attaches situé à l’intérieur même de l’armure.
Devant la statue de Morianor se trouve un livre particulièrement grand, chaque page fait la taille d’un homme, et son nombre parait infini. Hormis les deux Epouvants situé de chaque côté, aucune autre protection n’est présente. Ce genre de chose ne pourrait jamais rester plus d’une nuit dans les rues de Noct sans être dégradé par un membre de la population. Et pourtant, ce livre demeure intacte au milieu de la ville, les Leddrathirs ont un grand respect pour leur patrimoine, notamment pour ce livre qui n’est autre que le livre des ombres mortuaire, celui qui référence tout les noms des Leddrathirs de sang pur mort depuis la naissance de la civilisation. On raconte que le premier nom à figurer dans le livre est celui de Morianor, je n’ose pas vérifier afin d’éviter le regard inquisiteur des epouvants.
Je m’en vais donc en direction du quartier de jade afin de rejoindre le lieu de rendez-vous fixé avec mon employeur. C’est le quartier des affaires, seul ceux qui possèdent un justificatif de travail peuvent y accéder, le codex Asylien m’a suffit mais d’autres citoyens subissent le protocole d’étude de caste en se faisant saisir le visage par un garde qui peut alors examiner la scarification. En haut de la rue du quartier, je peux voir la mer encerclant le port d’Obak-drathir, dans lequel de nombreuses grues de métal noir déplacent des containers depuis un immense navire. Un navire de métal…Les leddrathirs ont réussi à faire naviguer du métal sur l’Océan ?
J’en avais entendu parler, j’étais d’ailleurs impliqué dans la fourniture de pièces manamorphiques, mais ça me paraissait impossible à réaliser…
Le style vestimentaire varie légèrement dans ce quartier, on y trouve plus d’étranger de ma situation comme des « parieurs », des Garks de l’est, des Rédempteurs Noirs et quelques pirates des terres des archipels de Tchi. Je reconnais l’enseigne de la taverne du Squamer qu’on m’a décrite par courrier, c’est là que j’ai rendez vous avec un dénommé Jarok dit « le squamer ». Je pénètre à l’intérieur d’un bâtiment construit majoritairement sur la hauteur donnant l’impression d’une mise en abîme à chaque fois que l’on lève les yeux en direction des mezzanines. Je m’installe à une table et commande des pattes de crash’hidre, le gout est infecte mais le choix dans la cuisine Leddrathirs ne se trouve dans le quartier de Jade. J’attend quelques instants, regardant les communautés diverses d’Obak-drathir se regrouper autour de chaque table. Je patiente désormais en écrivant mes premières impressions en arrivant dans cette merveilleuse cité, sur ce parchemin. Un homme me regarde d’une des mezzanines, il me fait signe de monter, il est temps de faire affaire.


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Plouf

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MessageSujet: Re: Une Vision d'étranger (Journal d'un Fakyl à Obak-drathir)   Ven 3 Sep - 17:01

J'ai qu'une chose à dire: "M A G N I F I Q U E!!!!!! cheers cheers cheers "
Merci à toi pour cette partie d'histoire.
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Lee setsu

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MessageSujet: Re: Une Vision d'étranger (Journal d'un Fakyl à Obak-drathir)   Ven 3 Sep - 22:29

J'adore !
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Obodrel

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MessageSujet: Re: Une Vision d'étranger (Journal d'un Fakyl à Obak-drathir)   Sam 4 Sep - 8:42

Super, çela explique un grand nombre de points x)
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Froste

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MessageSujet: Re: Une Vision d'étranger (Journal d'un Fakyl à Obak-drathir)   Sam 4 Sep - 10:37

moi j'attend la suite avec impatience :p
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MessageSujet: Re: Une Vision d'étranger (Journal d'un Fakyl à Obak-drathir)   

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