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 Livre 1: Le Sombre Maître

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Azgarel
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MessageSujet: Livre 1: Le Sombre Maître   Sam 27 Nov - 11:18

Voici l'histoire romancée du tout premier opus du GN. Pour situer chronologiquement, ça se passe environ 2 ans et demi avant l'éternelle rancœur. J'essayerai de poster un nouveau chapitre chaque mois en fonction de ma disponibilité.

Livre 1: Le Sombre maître


Chapitre 1 : Un nouveau visage

La lumière vacillait à chaque courant d’air, le mouvement de sa main en direction des divers ustensiles était rapide. Trop de questions sans réponses. Il prit les aiguilles qu’il avait posé sur un petit meuble près du cadavre, puis les glissa une à une le long du ventre de la victime qui gisait là, sur la table centrale de son laboratoire. Une première aiguille au centre de la gorge, puis une seconde entre les pectoraux, la troisième dans le nombril et la dernière dans le bas du ventre. A chaque piqure s’ensuivait un saignement noir.
-Il saigne encore ? dit le chercheur en passant sa main dans son bouc aux teintes argentées.
Il prit sur une de ces étagères un mortier et un pilon dans lequel était déjà écrasé la poudre d’Ectedrine, connu pour détendre les tissus de la peau et faciliter la cicatrisation, et fit une ligne parfaite sur le ventre du cadavre de façon à relier les aiguilles entre elle. Il patienta un instant, attendant un résultat, leva la tête pour observer son laboratoire. En dehors de la bougie située prêt de la table, plus aucune lumière ne pénétrait dans la pièce, la nuit était déjà tombé et plongeait les environs dans une obscurité profonde. Cela faisait déjà une journée qu’il cherchait le raisonnement qui avait poussé le tueur à maltraiter le corps cette victime. Devant lui était posé le cadavre d’un homme nu, dont le corps avait été entièrement lacéré par une lame, tandis que son visage avait été « volé ». C’était le terme que le Paladin Tendelio avait utilisé dans son rapport.
Le visage de la victime avait été soigneusement découpé, se qui éloignait la théorie de la bête sauvage.
-Frère Reük !!! Ouvrez !!! Le Prévot vous fait demander !!! dit une voix derrière la porte du laboratoire en frappant.
-Comment veut-il que je trouve quoique se soit si je suis dérangé sans arrêt ?! répondit le chercheur en se dirigeant vers la porte.
Le bruit du mécanisme retentit, la porte s’ouvrit pour laisser apparaître un jeune homme brun et aux yeux bleus.
-Tendelio, j’aurais du me douter que c’était toi, ton interet pour le mystère de ce meurtre va finir par me donner des doutes à propos de ton implication dans cette histoire. Dit Reük au jeune paladin, cherchant à voir au dessus de l’épaule du chercheur. Celui-ci soupire.
-Allez rentre…nous n’avons qu’à dire que l’anatomie fait partie des connaissances qu’un paladin doit acquérir en plus de sa ferveur envers la déesse.
-Merci frère Reük.
- Ne m’appelle pas « frère »…je ne fais même pas partie de votre ordre.
-L’ordre de la Sainte Lumière rassemble tout ceux qui croient en nous, vous ne croyez pas en notre cause ? dit le jeune Paladin en observant le chercheur préparé du parchemin et quelques autres outils.
-La Sainte Lumière ? Vous devez être milles ordre à revendiquer ce nom ? Et je te le dit par expérience, aucun d’eux n’a quoique se soit de saint à revendiquer ? lança Reük en sarcasme.
-Un nom est-il si important tant que la cause est louable ? Nous sommes là pour rétablir la paix à Neodia, maintenant que l’empereur à fait venir un nouveau Duc, lui et ses hommes pourront nous aider.
-Oui, un héros de guerre à se que j’ai entendu, survivant de la dernière guerre des invisibles. Souligna Reük. Ceux qui ont survécu sont ceux qui ont déserté, les héros sont mort dés les premières batailles.
Le jeune homme ne sut quoi dire, il se contenta alors de s’approcher du corps sans visage, et regarda les aiguilles. Il posa le bout de son doigt sur l’une d’elle pour tenter de deviner la matière avec laquelle elles étaient faites.
-Ne touche pas idiot ! Ordonna le chercheur qui avait eut le malheur de laisser Tendelio seul avec le corps pour aller allumer de nouvelles bougies.
Les aiguilles se mirent à fumer tandis que la poudre d’ectedrine fit bouillir la peau là où elle avait été déposée. Une odeur nauséabonde s’échappa de la carcasse qui s’ouvrit soudainement en deux pour dévoiler des entrailles noirâtres.
-Par la déesse…eut le temps de dire le jeune homme avant de vomir dans le coin le plus proche de la pièce.
-Se n’est pas parce que l’on utilise la magie de la lumière que les autopsies sont moins écœurantes. Fit remarquer le chercheur en posant de petites lunettes. Tu me feras le plaisir de nettoyer mon laboratoire avant demain, quitte à y passer la nuit Tendelio.
-Oui…frère Reük je…
-Ne m’appelle pas frère. Coupa t-il, plus intéressé par la dépouille que par le paladin.
-Pourquoi ouvrir le corps en deux, c’est au niveau de la tête qu’il a été blessé.
-Oui mais j’ai déjà examiné le crâne sans y trouver quoique se soit, et je ne pense pas que quelqu’un s’efforcerait à faire cela avec autant de précision à autant de personne si se n’est pour y déposer un rituel ou une malédiction.
-A autant de personnes ? N’est se pas le seul qui a été découvert ?
Le paladin n’eut aucune réponse de la part du chercheur, il se contenta de chercher du regard les autres corps dont Reük venait de parler. Les bougies qui venaient d’être allumée dévoilèrent une série de table sur lesquelles était déposé un cadavre dans le même état que le précédent.
-Mais pourquoi faire cela ? demanda Tendelio.
-Si j’avais la réponse je ne serai pas là depuis hier matin. D’ailleurs pourquoi le prévot souhaite t-il me faire sortir d’ici ?
-Il s’inquiète pour vous, mais il dit également que l’enquêteur qu’il a fait demander le mois dernier est arrivé.
-Peut être enfin la première bonne nouvelle de la semaine. Et bien allons y de ce pas. J’ai beaucoup de chose à montrer à cet étranger.

Chapitre 2 : La Sagesse de la Jeunesse.

Les Chevaliers de la Sainte Lumière ouvrirent la porte à celui qui se promettait d’être leur sauveur : Shïn. Celui qui était chargé de l’annoncé auprès du prévot Eizeik avait été dérouté de n’avoir à mentionné aucun autre nom, aucun titre, aucun fait.
-Juste Shïn. Avait précisé l’enquêteur. Et voici mes assistants, Orthoss et Naïssa.
-Et bien, enchanté…Shïn. Attendez-moi ici. Dit le paladin chargé de prévenir le prévôt de leur venue.
Une fois celui-ci éloigné, les laissant seul dans le hall, Naïssa se pencha vers Shïn.
-Tu es sûr qu’ils ne vont se douter de rien, je ne vais pas risquer ma vie pour une vulgaire épée Shïn.
-Se n’est pas l’épée en elle-même qui nous intéresse, fit Orthoss, les Falouks sont prêt à payer énormément pour l’avoir dans leur collection.
-Et donc elle serait ici à Neodia ? Les Rédempteurs se douteront de quelques choses. Remarqua la demoiselle brune aux yeux noisette.
-Mon amour, l’ordre de la sainte lumière à beaucoup d’autres préoccupations que cette épée. Dit Shïn à l’adresse de sa compagne.
-L’ordre de la Sainte Lumière ? Je croyais que c’était des Rédempteurs ?
Naïssa examina plus attentivement les armures nacrées des chevaliers alentours pendant qu’Orthoss s’efforçait de lui expliquer.
-Le terme de Rédempteur désigne le peuple auquel ils appartiennent, et au sein de ce peuple il existe différents ordres, comme chez nous, les Laedars, il existe des tribus telles que les Falouks et les Fakyls en plus du peuple Laedar.
-Silence. Ordonna Shïn. Ne nous faisons pas démasquer.
Le Paladin revient à eux avec une démarche militaire, l’épée rangée et le heaume sous le bras.
-Le Prévôt Eizek est prêt à vous recevoir.
Ils furent mené jusqu’à une porte plus grande que les autres, ils imaginaient déjà la grande salle avec le beau tapis et un trône sur lequel serait avachis le maître des lieux, comme les histoires de quêtes magique, où le bon roi souhaite que le héro délivre la princesse que ce dernier épousera et s’aimeront jusqu’à…
Shïn comprit que leur travail ici serait loin d’être aussi majestueux que ces histoires. En effet, derrière la porte il vit une salle dont le toit avait été détruit et dont une partie de la charpente avait été enfoncé, tandis que des échafauds tenaient des restes de voûtes, desquelles pendaient les bannières blanches de la Sainte Lumière. Près de l’un des vitraux latéraux, se trouvait une table où plusieurs paladins en cape discutaient autour de plans.
-Prévot Eizeik Leïgtonn ?
-Oui Frère Mathéo ? répondit un homme d’une quarantaine d’année aux cheveux châtain et à la barbe naissante.
-Les voilà. Fit Mathéo en désignant Shïn et ses compagnons.
-Bien, tu peux retourner à ton travail mon frère. Répondit Eizeik en invitant ses trois invités à le suivre. Pardonnez-moi le désordre, mais le clan de la Sombre Lune viole sans cesse les traités de paix que nous mettons en place, il prétexte la présence de certains de nos hommes dans leurs territoires, mais ils ne comprennent pas que ces terres sont généreusement offertes à nos peuples en échanges de notre obéissance envers l’autorité envoyée par l’empereur Orien Caedes.
Shïn se lassait de l’histoire politique de Neodia, mais il fit mine de s’y intéresser afin de masquer la véritable raison de sa venue.
-Votre maître va-t-il bientôt arrivé ? demande Eizek.
Shïn ne comprit pas de suite la question.
-Mon…Mon maître ? Mais je suis mon propre maître.
-Ne soyez pas idiot, vous avez résisté à trop peu de saison pour avoir acquis les connaissances nécessaires pour résoudre notre problème locale. Souligna le Prévôt.
Le jeune Laedar se sentit testé et surtout menacé. Ne sachant quoi dire Orthoss intervint.
-Sachez que si on vous a conseillé le glorieux Shïn, c’est que sa réputation est sans failles.
-Certes, mais se n’est pas de sa réputation dont j’ai besoin, mais de ses compétences.
-Et bien dans ce cas nous proposerons nos services au clan de la Sombre Lune, nous pourrons dire que vous avez des problèmes et qu’une attaque suffisamment puissante ébranlerais votre ordre. Lança Shïn froidement.
-Je dois admettre que vous avez le sarcasme tranchant. Bien discutons de nos problèmes.
-Prévôt Eizek. Vous m’aviez fait demander ? interrogea un vieil homme au bouc et à la barbe de teinte argentée. Son uniforme et son teint mate montrait clairement qu’il n’appartenait pas à l’ordre de la Sainte Lumière mais plutôt à une des diverses castes de Laedars. Les Paladins devaient avoir un sérieux problème pour faire appel à des experts venant d’aussi loin qu’est le désert de Daël.
-Oui Reük, voici Shïn, Orthoss et Naïssa, les enquêteurs que nous avions demandés.
Reük haussa un sourcil, lui aussi intrigué par le jeune âge de ce trio tandis que Naïssa paraissait surprise que le chef des Paladins ai déjà retenus leur nom.
-Il était temps, encore une semaine et je ne saurai plus où entasser les cadavres à autopsier.
-« Les » cadavres ? Je croyai qu’il s’agissait d’un meurtre ? souligna Shïn.
-Oui il ne s’agissait que d’un seul meurtre lorsque nous vous avons envoyé la lettre, fit Eizek, depuis, il y a eu plus d’une dizaine de victime.
Le jeune laedar sentit une boule au ventre. Ainsi il y avait réellement un grand problème dans cette région. Le cambriolage allait être plus dur à dissimuler. Devant un silence douteux, Orthoss prit la parole.
-Vous nous permettriez d’examiner les corps, afin de savoir par où commencer notre enquête ?
-Le protocole exige que vous alliez au manoir du Duc afin de demander l’autorisation de voyager dans la région de Neodia. Fit le prévôt. Mais bien entendu Reük va vous montrer les corps. Vous dormirez ici cette nuit, j’ai fait vider quelques chambres afin que vous puissiez être à l’aise.
L’idée d’avoir une chambre enchanta grandement Naïssa et Shïn qui rêvaient depuis quelques jours de l’absence d’Orthoss afin de satisfaire leur intimité.
-Ce serait un plaisir, répondit poliment le jeune Laedar.
-Bien ! Je vous confie à notre cher Reük. Dit Eizeik en désignant le chercheur. Et sur ce je vous dis à demain, à l’aube. Les premières prières seront votre réveil.
Il s’en alla en dehors de la salle, peu à peu délaissé par les ouvriers occupé à la réparation pour aller dormir quelques heures. Shïn rêvait d’un bon lit depuis celui de la taverne de la semaine dernière, l’idée d’aller examiner des corps ne l’enchantait guère.
-Bien, descendons dans mon laboratoire, j’ai beaucoup de choses à vous montrer. J’avoue ne pas saisir la logique de ce criminel.

Reük précéda le trio d’enquêteur jusqu’à son laboratoire, où il changea les quelques bougies éteintes durant son absence.
-Vous travaillez toujours en sous-sol ? Fit Orthoss. A Daël, les chercheurs ont l’habitude de travailler dans les tours, ils disent que ça augmente leurs capacités de réflexion.
-Oui mais a Daël, travailler au sommet des tours est avantageux pour saisir les énergies manamorphiques qui émanent des colonnes de magie. Or, ici il n’y a pas la moindre colonne. souligna le chercheur. De plus cela fait une semaine que j’examine des cadavres, si je le faisais dans une des tours du sanctuaire, les corbeaux auraient rapidement fait de ces victimes leurs repas durant mes absences.
-Je suis d’ailleurs surpris de voir que les morts ne dégagent pas d’odeur, fit remarquer Shïn, espérant passer pour quelqu’un d’observateur.
-C’est en effet une spécificité que j’ai relevé. Cela fait plus d’une semaine que certains sont morts et ils s’arrêtent à un stade de flétrissure bien précis. Venez donc, invita Reük en s’approchant du corps qu’il avait ouvert au préalable.
Naïssa ne put s’empêcher de détourner le regard de la boucherie qui se trouvait sur la table.
-Regardez, fit le chercheur. Les muscles demeurent souples et le sang est resté liquide, cependant il se teinte d’une couleur noire en contact avec l’air.
-Cela ressemble à des préparatifs de Nécromancie. Comme si le cadavre était destiné à se déplacer à son réveil, remarqua Orthoss.
-C’est d’abord ce que j’ai pensé. Mais il n’y a aucune présence de poudre d’os, ni même de cendre, alors que cela est nécessaire pour ramener un mort à la vie, répondit le Laedar au bouc argenté. Donc soit nous avons affaire à un novice dans la nécromancie, soit le tueur nous réserve quelque chose d’autre. En tout cas, aucun de mes grimoires ne parle de tels préparatifs.
Shïn observa les entailles, la découpe du visage de façon nette et dit soudainement :
-Je peux voir les autres corps ?
Reük fut surpris que le jeune Laedar prenne les devants, chose qui, jusque là, avait été fait timidement.
-Bien sûr. Il prit un bougeoir afin de transférer la lumière vers les tables d’à côté. Il souleva les draps taché de sang pour dévoiler trois autres cadavres.
-Vous dites qu’ils ont subi le même traitement ? Tous ? demande le Laedar
-Oui tous à l’exception des deux premiers, qui n’ont pas eu le visage découpé. Répondit Reük en désignant deux autres corps.
-Mais qu’est-il arrivé à leur visage ? fit Naïssa.
-C’est comme si on avait essayé de le rendre lisse avec marteau. Déclara Orthoss avec dégout.
Shïn demeura silencieux et observateur, un tel carnage méritait que l’on se penche sur le problème, sans pour autant oublier se pourquoi il était réellement venue : l’épée.
-Ce sont des expériences. Remarqua le jeune Laedar. Regardez ! Les deux premiers ont encore leur visage mais ils sont totalement défigurés, le premier à juste le nez et les arcades cassés tandis que le deuxième a le visage suffisamment martelé pour paraître lisse. Tout en continuant son discours il se rapproche des autres corps. Ceux-ci par contre, sont les premiers à avoir les scarifications sur le torse et à avoir le visage découpé. Les scarifications se précisent d’un corps à l’autre, pour aboutir à celui que vous avez ouvert, qui continue de saigner malgré la mort, c’est bien cela ?
Reük était surpris d’un tel raisonnement, il avait passé tout ce temps à chercher à quel rituel pouvait être associé ces manipulations, alors qu’il n’y avait pas encore de rituel, que c’était justement se que désirait le tueur : aboutir à un projet final.
-Oui c’est bien cela. Ainsi donc notre tueur chercherait à créer quelque chose et s’exercerai sur ces corps.
-Je pense que se sont plutôt des échecs que des exercices.
Naïssa laissa échapper un bâillement qui fit retourner tout le monde dans sa direction.
-Euh désolé. Il est tard.
Reük eut un sourire puis ajouta :
-Oui, se n’est pas à cette heure-ci que nous résoudrons un problème de plus d’un mois. Demain vous avez une longue journée, vous devrez partir vers le manoir du Duc afin d’avoir les autorisations de passage dans Neodia, de plus vous devriez en profiter pour aller voir le long de la rivière qui traverse la région, tout les corps ont été retrouvé là bas. A différent endroit de la rivière. Peut-être verrez-vous des choses qui nous ont échappé.
-Oui nous devrions allez dormir et attendre les premières prières du matin. Dit Orthoss
Reük eut un sourire :
-Les premiers jours, on a du mal à s’y faire et on maudit Lumen pendant deux semaines, puis ensuite, on ne les entend plus. Sur ce, ne tardons pas. Allons-nous reposer.
Reük les guida à travers les couloirs parcouru par quelques chevaliers en patrouille dans le sanctuaire dont le cliquetis de leur armure résonnait.
-Voilà vos chambres, Tendelio et Matheo ont accepté de dormir dans le dortoir des recrues afin de vous céder leurs chambres.
-Pourquoi nous faire une telle faveur ? fit Shïn. Nous pouvions dormir dans la cour, nous avions ce qu’il faut.
-L’ordre de la Sainte Lumière est basé sur l’aide de son prochain, et malgré le fait que je juge leur cause perdue, j’admets qu’ils sont les guerriers les plus nobles que je connaisse. Si la déesse ne les accueille pas à leur mort, c’est qu’ils ne prient pas la bonne divinité. De plus, l’une des victimes était le frère de Matheo, et un grand ami de Tendelio. C’est le mieux qu’ils puissent faire pour le moment. Heureusement, la Sainte Lumière n’a jamais été partisane de la vengeance, cela évite plus de conflits incessants qui rongent déjà la région.
-A quel genre de conflits devons nous nous attendre ? demanda Orthoss.
- Je ne suis pas la personne la plus objective qu’il y est, mais sachez que chacun a sa part d’erreur dans cette histoire. Même le Paladin n’est pas aussi blanc que le montre sa bannière, il reste un homme malgré tout. Bien je vous souhaite une agréable première nuit en Neodia. Dit Reük en marquant un sourire.
-Bonne nuit à vous aussi. Répondit Shïn.

Ainsi, chacun regagna sa chambre. Orthoss, se glissa dans son lit tandis que Naïssa quitta discrètement le sien durant la nuit pour se glisser dans celui de son amour.
-Tu en as mis du temps ma moitié. Fit Shïn le sourire aux lèvres.
-A peine arriver tu commences déjà à te plaindre. Lança Naïssa accompagné d’un regard aguichant. Si tu te laissais glisser dans le doux plaisir des rêves.
-C’est toi mon rêve.
-Et cette nuit, maintenant que nous sommes enfin sans Orthoss pour nous faire la morale, je serai ton plaisir.
Elle posa délicatement ses lèvres sur celle de Shïn qui sentit son cœur battre au fur et à mesure qu’il s’entravait dans un délice nocturne.
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MessageSujet: Re: Livre 1: Le Sombre Maître   Sam 27 Nov - 12:44

Merci à toi de nous faire partager les moments que la plupart d'entre nous non pu vivre avec vous lors de ses premiers volets de la saga Landhelven. cheers cheers
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Azgarel
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MessageSujet: Re: Livre 1: Le Sombre Maître   Dim 9 Jan - 14:00


-Senecto Nomine i dae !!!
-SENECTO NOMINE I DAE !!! reprit la foule.
-Avacio ine clarte !!! récita le prêtre.
-AVACIO INE CLARTE !!! Suivirent les paladins.
-Mocta Nihilum en Lum !!!
-MOCTA NIHILUM EN LUM !!!
Au début Shïn s’efforçait de continuer à dormir, la tête posé sur le sein de Naïssa, mais la cacophonie de la prière matinale l’empêchait de rester prêt de son « rêve ».
-Shïn, Naïssa !!! Debout ! On a une longue journée ! hurla Orthoss en frappant sur la porte.
-Comment sait il que je suis là ? s’interrogea la belle Laedar en se redressant, maintenant le drap sur sa poitrine. Shïn lui répondit calmement en gardant les yeux fermés.
-Il est peut être le plus sage d’entre nous trois, mais il est à peine plus âgé que nous. Il sait se qui se passe quand on donne l’opportunité à deux amants de se revoir.
-Arrête de faire comme si t’étais dans la tête des gens, ça te donne un air idiot.
Shïn n’eut d’autres réponses que de rire à la remarque de sa moitié.
-Necto terni i dae!!!!
-NECTO TERNI I DAE!!!!
-Bien! Je crois qu’on n’a pas le choix! Je suis habitué à me lever tôt mais au moins quand le soleil se lève, là il fait encore nuit. Lança Shïn en glissant sa tête sous la couverture.
-I val die en Lum !!!
-I VAL DIE EN LUM !!!
-Ca va!!! Ca va!!! On se lève.

Plus tard devant la porte du domaine de la Sainte Lumière, Shïn donne quelques directives à sa compagne :
-Moi et Orthoss partons rencontrer le Duc afin d’obtenir un droit de passage en Neodia, cela facilitera nos recherches. Toi pendant ce temps, reste ici, et renseigne toi de ton côté. Je préfère te savoir ici à fouiner plutôt que dans cette région en plein guerre civile.
-Ah ouais, et comment veux tu que j’utilise mon charme pour soutirer des informations à des paladins qui ont fais vœux de chasteté ? dit la Laedar, un sourire en coin et le regard espiègle.
-Nous revenons demain au plus tard.
-Demain? Mais il est hors de question que je reste ici à faire l’inutile. Pourquoi est se que je ne viendrai pas avec vous ?
-Je ne connais pas exactement les mœurs de cette région, ce n’est pas Daël. Si ça se trouve c’est un duc pervers et misogyne, qui demandera une femme en monnaie d’échange à je ne sais quel chantage. Donc autant ne pas prendre de risque.
-Oooh. Tu t’inquiètes pour moi. Dit Naïssa à son amant rougissant et enlaçant Shïn qui l’embrassa aussitôt.
Un bruit de sabot retentit juste à côté du couple, un paladin se mit à parler depuis son cheval :
-Bien le bonjour maître Shïn, Lumen est de bonne humeur aujourd’hui. Je me présente je suis Tendelio. Le prévôt m’a désigné comme votre guide jusqu’au manoir du Duc. Je serai ravi d’accomplir ma tache, votre présence m’apporte un peu de réconfort, et j’espère que vous trouverez celui qui a fait cela.
-Je suis content de vous avoir avec nous dans cette région instable. Déclara Shïn en montant sur son cheval.
-Avec la venue du nouveau duc, Neodia deviendra beaucoup plus sûr. C’est un grand guerrier mais un puissant diplomate à se que j’ai entendu. Ajouta le paladin avant qu’Orthoss ne disent :
-Interroge bien tout le monde pour avoir le plus d’information sur cette…euh…ce crime.
-Tu me connais Orthoss, je n’ai jamais manqué de bien faire mon travail, répondit-elle en haussant un sourcil. Demande à Shïn.

Chapitre 3 : Un cœur de pierre, une main de fer :

Le jeune Laedar se remémora, au cours du voyage vers le manoir du duc, la fois où il avait poursuivis Naïssa dans toute la capitale de Damodar-ajah avant même de connaître cette belle voleuse. Après avoir passé sa journée à voler à la tire, c’est lui qui s’était fait dérober son repas du soir par cette petite espiègle. Finalement, il l’avait rattrapée, elle lui rendit sa nourriture mais ne lui rendit jamais se qu’elle lui avait réellement dérobé : son cœur.
-Nous y sommes! Là bas! Hurla Tendelio.
Shïn reprit ses esprits et observa le donjon bâtis sur le long d’un plateau. Des remparts de bois protégeaient la rampe qui menait sur le plateau, tandis que des grues semblaient s’activer autour d’un bâtiment central fait majoritairement de roche mais aussi de bois. Son architecture grossière dévoilait le but avant tout militaire de la construction. Peu d’artistes avaient eu le temps de s’affairer sur des détails. La rivière, quant à elle, caressait une partie du bas de la falaise formant des criques ça et là recouvert par les multitudes de bosquet qui s’agrippaient à la falaise. Les forêts alentours marquaient déjà l’arrivée de l’automne, dénudé de leurs feuilles, ajoutant une lumière cuivrée aux environs. Ainsi, le groupe de voyageur descendirent de leur observatoire pour s’enfoncer dans les bois et rejoindre la citadelle. Le bruit d’un cours d’eau résonnait dans les bois sans que jamais celui-ci ne se montre accompagné des craquements de branche constants se mélangeant à la mélopée du vent. Shïn se sentait apaisé ici, toujours un son pour le réconforter, le silence, la solitude et le noir profond avaient toujours été sa plus grande peur depuis son enfance, mais ici, tout semblait vivant, même les arbres lui donnait l’impression de guetter sur lui, le vent secouait les branches faisant perler l’eau de pluie, qui s’était déposé sur le feuillage de la forêt, sur le visage des voyageurs.
Soudain, le son répété d’une roue grinçante se fit entendre plus loin sur le sentier, puis Tendelio interpela les deux laedars :
-Un convoi, déplacé vos montures sur le côté, nous devons leur libérer la route, cela serait une marque de respect envers le duc et ses homme.
Shïn trouvait la politesse un peu trop grande et naïve mais inutile de s’attirer des ennuis se dit-il. Et il eut raison, car un carrosse arrivait au tournant du sentier accompagné d’une dizaine de cavalier en formation. La discipline régnait au sein de ces hommes, marchant à un pas stricte et régulier. Ils n’étaient plus qu’à quelques pas des voyageurs quand Tendelio se mit en travers.
-Et là Paladin. Donne la raison qui te fait te porter devant le convoi de la duchesse Kaëna. Fit l’un des gardes.
Shïn l’observa quelques instants, les cavaliers portait tous une cape noir dissimulant une armure de latte de cuir sombre richement ouvragé. Tous portaient un foulard sur le bas du visage refermé par une broche argenté. Une série de trois sabres de tailles croissante et leurs yeux bridés ne laissait aucun doute sur leur origine. Ainsi donc le Duc était protégé par les redoutables Long-chi, des guerriers au code d’honneur strict et les plus habiles au combat de tout l’extrême Orient. On raconte qu’ils ne prônent aucune forme de violence, chose que ne laissait pas percevoir l’agressivité du cavalier qui s’était adressé à Tendelio.
-Ainsi donc, le Duc n’est pas votre protégé immédiat. Demanda le paladin.
-Vous posez trop de question paladin et ne portez aucun titre qui justifie une réponse de la part des « Négociateurs ». lui rétorqua le cavalier. Si vous souhaitez parler au Duc, demandez audience à sa demeure, plus loin à l’Est.
-Bien nous vous remercions.
Shïn était resté silencieux devant les retours de paroles du Négociateur, mais il trouvait que la répartie du Paladin restait à améliorer. Tendelio s’écarta de la route pour laisser passer la troupe de cavalier et leur protégée, et une fois ceux-ci hors de vue il invita Orthoss et Shïn à continuer leur route.
-Des Long-tchi ici ? fit Orthoss. Que font-ils aussi loin de chez eux ?
-D’après le peu que j’ai entendu sur ce nouveau Duc, l’empereur lui-même lui aurait offert des guerriers Long-tchi du nom de « Négociateur » en remerciement de ses loyaux services envers l’empire. Ils sont chargés de maintenir l’ordre fragile de Noedia et d’affronter tous ceux qui défieraient le nouveau maître des lieux. Expliqua le paladin tout en menant le groupe vers le domaine du Duc. La plupart sont des exilés ou bien des guerriers ayant renoncé à leurs origines, ils sont à la fois des mercenaires, et de loyaux combattant.
-Les mercenaires demeurent loyaux tant qu’on les paye. lança Shïn.
-Disons qu’ils n’acceptent qu’un seul employeur à vie.
, répondit Tendelio, et selon leur code, même si l’employeur cesse de payer ils continuent de le protéger jusqu’à la mort.
Une telle conception paraissait quelque peu irrationnelle pour le jeune Laedar, mais au cours de ses voyages, il a apprit que la « logique » est un mot qui prend des définitions variés en fonction des régions, que la moral peut rendre certains acte « louable » tandis qu’en d’autres terres il serait qualifié de « barbare ».
-Vous avez l’ai d’en savoir plus sur les négociateurs que sur le Duc lui-même. Souligna Orthoss.
-Les Négociateur sont arrivés avant le Duc pour préparé sa venue, se sont eux qui parlent en son nom et transmette sa parole. Chose que je comprends tout à fait, vu les « accidents » qui surviennent dans la région. Un noble n’a pas une grande espérance de vie dans ces terres.
-Il n’a même pas fait connaître son nom ? demanda Shïn. A Daël on subit les cultes de la personnalité avant même de connaître les intentions du nouveau Shä.
-Un Shä ? s’interrogea Tendelio qui eut la réponse aussitôt après par Orthoss.
-Notre dirigeant est appelé « Shä », c’est l’équivalent de se que vous appelleriez un « Roi » chez vous, les Rédempteurs.
-Le monde s’obstine à nous nommez ainsi, soupira le paladin, nous sommes des nations avec des noms tout comme vos pays ou vos empires.
-Et comment doit-on vous nommez dans ce cas ? demanda le plus âgé des deux Laedars.
-Nous, les chevaliers de l’ordre de la Sainte Lumière, nous sommes des Fulmeniens nous servons la déesse et notre glorieux Roi, Pacem XI.
-Quel Ferveur, je suis impressioné, félicita Shïn.
-La foi est la seule Lumière qui peut nous guider dans l’obscurité.
-La raison peut être une lumière tout aussi efficace. Ajouta Orthoss
-Si les croyances sont bâtis sur la raison alors vous êtes vous aussi guidé par la foi, répliqua Tendelio, la foi n’est que l’appellation que l’on donne à tout se que l’on croit.
Orthoss se tut face à cette dernière remarque et posa ses yeux sur les oreilles de son cheval attendant que sa répartie habituelle lui revienne. Shïn eut un léger sourire moqueur envers son camarade et se tut à son tour, se contentant de ressentir la mélodie de la fôret.
Une mélodie qui fut rapidement recouvert par le bruit répété de marteaux et de rouages provenant du pied de la citadelle. Dominant de sa hauteur les environs, elle fourmillait d’ouvrier réparant certaines tours et construisant d’autres fortifications. Le trio de voyageurs passèrent sans question les premiers gardes et chevauchèrent tranquillement parmi les abris de fortune qui servait de forge, et d’habitation à tout ces maîtres artisans.
-Pourquoi la citadelle est-elle aussi dévastée ? demanda Shïn.
-L’ancien Duc a été tué par la Sombre Lune qui se sont empressé de saccager la demeure et de piller les biens des ses occupants, leur permettant de faire fortune, d’engager des mercenaires et de concevoir des armes de siège afin de répondre à la venue de ce nouveau Duc. expliqua le chevalier.
-Peut être que la série de crime est n message au nouveau Duc de la part de ce clan afin de l’intimider. En déduisit Shïn.
-J’en suis même certains, répondit Tendelio, mais sans preuves nous ne pouvons rien. Imaginez que nous nous trompions, nous aurions punis sans raisons, ou en tout cas pas pour la bonne raison. Même s’ils ont réalisé suffisamment de crimes condamnables, si se n’est pas eux les coupables de cette série de meurtre cela voudra dire que le criminel court toujours, sauf que nous serions tellement convaincus d’avoir les auteurs de ces actes qu’il ne serait même plus recherché. C’est pour cela que nous avons fait appel à vous Maître Shïn.
Orthoss haussa un sourcil et dit soudainement :
-Oui, une question me vient en tête. Pourquoi avoir contacté Shïn et pas un autre peut être plus qualifié ?
-Car tel est la demande du Seigneur Azgarel, notre vénérable Duc ! fit une voix du haut des marches qui permettaient l’accès à l’intérieur de la citadelle.
En effet, un Long-tchi d’une trentaine d’année se tenait sous le porche de la grande porte, une main posé sur un de ses sabres, l’autre tenant un livre qu’il referma aussitôt après avoir dit ces derniers mots. Il portait l’uniforme des Négociateurs mais son vêtement semblait plus travaillé que les soldats rencontrés auparavant.
Shïn descendit de sa monture suivit de ses deux camarades. Il tenta de discerner son visage afin de pouvoir y identifier un caractère où une humeur et choisir la façon la plus approprier de lui parler. Hélas, l’ombre du porche dissimulait une partie de ses expressions, renforçant une première impression de personne stricte et sans sentiments.
-Nous venons demander audience auprès de votre Seigneur, vénérable Négo…commença Shïn.
-Le Sombre maître Azgarel vous attend déjà. Interrompit le Négociateur en faisant signe de rentrer.
Les trois voyageurs s’interrogèrent mutuellement du regard puis acquiescèrent. Le Long-tchi ouvrit la porte et s’engouffra dans l’obscurité de la citadelle tandis qu’ils montèrent les escaliers pour le rejoindre. Quelques gouttes de pluie commencèrent à tomber quand ils arrivèrent dans le hall.
Cette salle devait être majestueuse autrefois, des reste de bannières étaient encore accroché tandis qu’elles étaient remplacé au fur et à mesure par celles du nouveau maître des lieux.
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