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 Résumé du chapitre 7 : La déchirement du voile

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Asryelle
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MessageSujet: Résumé du chapitre 7 : La déchirement du voile   Sam 7 Nov - 23:08

Voici enfin le résumé du dernier chapitre de la saga Landhelven !
Vous trouverez principalement les résumés des soirées, essentielles à la compréhension du scénario. Pour les journées, je vous laisse libres de nous remémorer les événements marquants de ces 5 jours.
En espérant que ce résumé vous plaise, qu'il éclaire les zones d'ombres et qu'il vous rappelle de bons souvenirs...

Avant toute chose pour tout le monde : Lire Le Journal de Walad'har
Si lien invisible : http://lagenesedelandhelven.free.fr/encyclo/synacess/


Jour 1

Neuf mois s'étaient écoulés depuis l'appel de Morianor aux Survivants de Khelbrann et aux Corrompus. Chacun de leur côté, ils avaient fait le chemin dans les terres dévastées d'Austermorss, afin de se rendre en Evenir, à la citadelle de Morianor.

Des missionnaires avaient été envoyés depuis différentes régions du monde, afin de faire un rapport sur la situation. Conduits par Yrisse Nobleval, ils se rendaient eux aussi en Evenir.

Rakhs, Survivants et la délégation Rédemptrice arrivèrent à la forteresse de Morianor au même moment. Chacun poursuivait un but différent : certains voulaient en finir avec Morianor, d'autres voulaient prendre sa place, quelques uns voulaient l'aider. Certains, enfin, souhaitaient en savoir plus sur lui, et connaître toute son histoire. Ils crurent comprendre que Morianor contrôlait à présent certaines créatures de la légion. Ils découvrirent une salle où d'autres Rakhs attendaient, en sommeil, ainsi que des prisonniers.


Un dernier groupe, que peu avaient remarqué, s'était introduit dans la citadelle : les Corrupteurs. Menés par Azgarel, ce groupe uniquement composé de Leddrathirs savait désormais comment contrôler et assujettir la corruption. Tout cela était rendu possible grâce au masque du Funèbre qu'Azgarel avait ramené jusqu'au Conseil d'Obak-Drathir afin d'obtenir leur accord pour monter des recherches et lancer ce premier groupe expérimental.


L'arrivée des Corrupteurs dans la citadelle réveilla les Rakhs en sommeil, qui dans leur fureur parvinrent à ouvrir la porte de leur cellule et se répandirent dans la cité.
Les différents groupes explorèrent la citadelle, non sans s'affronter. Ils découvrirent un laboratoire souterrain, où de nombreuses expériences semblaient avoir eu lieu. Ils découvrirent un tableau de recherches qui retraçait les différentes apparitions de la Légion Noire dans ce monde, tout cela relié à différents protagonistes et à leurs actions, ainsi qu'un schéma à la craie expliquant le principe de chevauchement des différents mondes une fois la nuit tombée.
Ils rencontrèrent également l'homme qui semblait tenir ces lieux : un vieux grincheux qui mangeait un sandwich et ne semblait pas avoir d'autre but dans la vie que de râler sur tout et n'importe quoi...
Un spécimen de jeu du taquin était également présent. Le jeu était piégé sur la majorité de ses dalles, mais une fois résolu, il offrait les clés nécessaires à l'ouverture de la salle du trône où chacun pensait trouver Morianor.

La salle du trône leur réserva une déception : Morianor n'était pas présent. Ils y trouvèrent un Maître des Murmures, qui permettait à Morianor de contrôler une partie de la Légion, entouré de déchéants. Il fut défait par l'un des groupes qui arpentaient la citadelle. Les affrontements ne cessèrent qu'au petit matin, et les survivants prirent possession de la citadelle par abandon des Rakhs.

Jour 2


Lors d'une communication avec les 3 Voix de la Corruption, les Rakhs entendirent soudain une autre voix, inconnue. Il s'agissait de Nalzier, qui révéla détenir la pierre de Corrompr. Néanmoins, il semblait chercher quelque chose, et attendait son heure...


Comme chaque nuit, les mondes se chevauchèrent. A cause d'un étrange objet chargé de pouvoir présent sur les lieux, une brèche s'ouvrit vers un autre monde : le monde de l'Erreug, la terre promise des Garks de l'Est après la mort. En pénétrant dans la brèche, chacun se sentit investit des âmes d'anciens Garks ayant séjourné en ces lieux, et ne ressentit plus qu'une chose : honorer ce lieu à la manière d'Iracundus !
Un grand festin fut organisé. Un Béléor, créature mystique, était présent. Il maria Karok et Marble au cours d'une cérémonie rituelle, puis offrit à ses invités un jeu : ils durent pourchasser un fragment de Pierre de Corrompr de ce monde, que le Béléor avait donné à un prisonnier qui s'était enfui dans la forteresse.  Le fragment fut trouvé par Elrik, un survivant, et les guerriers repassèrent la brèche, retrouvant leur apparence de ce monde.


Une fois revenus, ils assistèrent au retour des Marcheurs d'Ombre, toujours présents lorsque la Lame Rédemptrice est à proximité.
Les marcheurs d'Ombres sont d'anciens prêtres de Nihilum à qui Morianor, par l'intermédiaire de Rinakayn, le forgeron légendaire, a un jour demandé de refermer la brèche présente sur la Lame Rédemptrice que détenait Orien. Les prêtres ont donc commencé leurs incantations, mais quelque chose a parasité le rituel. L'un des 23 prêtres, Kalahan, se retira alors de l'incantation et sacrifia son œil pour enfermer ce qu'ils étaient en train de créer. La Légion Noire se libéra pour la première fois depuis la colonne vertébrale d'Orien et ravagea Austermorss. Cette événement fut appelé par la suite l'Illogie. Grâce à l'intervention de Kalahan, la Légion Noire et les 23 prêtres étaient désormais enfermés dans un espace entre deux mondes, ni celui de la corruption ni le nôtre, et étaient désormais intangibles. Depuis, ils croient qu'ils ont été trompés par Morianor et cherchent à se venger. A Khelbrann, Kalahan s'était présenté à certains survivants, leur expliquant que depuis plus de 2000 ans, son fardeau était trop lourd à porter et qu'il désirait passer le relais à quelqu'un d'autre, pour que jamais les autres prêtres ne s'emparent de l'orbe. Chen Long avait alors accepté de prendre l'orbe que tenait l'ancien prêtre, qui avait alors souhaité en finir. Le porteur de l'orbe avait désormais le pouvoir de tuer les Marcheurs d'Ombre. Chen Long découvrit par la suite le fardeau de Kalahan : jour et nuit, il entendait des sons décousus, des cris, des fragments de l'incantation ratée, et aussi une autre voix... mais qui ?


Ils découvrirent également qu'une nouvelle créature de la Légion Noire avait fait son apparition : le Patriarche. C'était le premier Légionnaire Noir sorti de la colonne d'Orien lors de l'Illogie. Il était reconnaissable à des dizaines de petites yeux dans les plaies de son masque argenté. Bien que la corruption ait laissé aux corrompus le choix de conserver leur libre arbitre, certains ne voyaient pas cela d'un bon œil. C'était le cas du patriarche. Le Légionnaire originel avait pour but d'éradiquer tout ce qui pouvait nuire à la corruption, et cela même au sein de la corruption.


Jour 3


Durant la journée, Chen Long, en charge de la gestion de la ville, passa le pouvoir à Drusilla.

La brèche se rouvrit une nouvelle fois ce soir-là, mais vers un nouveau monde, encore inconnu de tous. Toutes les factions pénétrèrent dans ce lieux : encore une fois, tous se sentirent investis d'anciennes âmes, qui cette fois-ci ne désiraient pas de combats incessants.
Ils pénétrèrent dans un banquet, présidé par Morianor. Celui-ci accueillit les convives comme s'il les attendait, comme s'ils étaient ses invités. Il les nomma par des noms de confréries jamais entendues dans l'histoire de ce monde... Soudain, alors qu'il était en train de parler, un assassin surgit et le poignarda à mort. L'intendant cria que Morianor était mort. Alors, tout se figea. L'intendant frappa dans ses mains. « Plus de vin ! » demanda-t-il. Et Morianor recommença son discours de bienvenue. Ils comprirent alors qu'ils étaient dans un monde de souvenirs. Ils étaient condamnés à revivre la scène encore et encore, à moins qu'ils ne parviennent à empêcher la mort de Morianor. Ainsi la scène se débloqua. Ils continuèrent, rencontrèrent une servante, figée elle aussi en ces lieux depuis de nombreuses années, qui les mena vers des salles. Successivement, ils assistèrent à la mort d'Orien par Valérior, à l'étranglement de Loïna-Ki par Orien, et enfin à la torture de l'assassin de Morianor. Les plus érudits le savaient : aucune de ces scènes n'avait réellement eu lieu dans le monde qu'ils connaissaient. Aucun des 5 frères n'était mort de cette manière dans leur histoire...




« Il faut tous les sauver... » « Sehum le peut... » « Il faut le lui dire... »

Ils eurent enfin résolu toutes les salles, et furent conduits vers la dernière. Là, il trouvèrent Sehum. Ce dernier se lamentait, abattu, sur la mort de tous ses frères. Désirant que tout cela n'ait jamais eu lieu, il brandit un fragment de Pierre de Corrrompr. Il souhaita alors que ses frères oublient les vœux qu'ils avaient fait avec cette Pierre ; que tous les choix possibles soient mis sous forme de cartes ; que les hommes aient désormais peur de la mort ; que la Pierre de Corrompr soit divisée ; et enfin, jouant le hasard, priant l'aléatoire et prenant la seule carte dont il n'avait pas compris le sens, il l’abattit et souhaita « qu'une étoile soit tombée ».

Les spectateurs comprirent alors que le monde dont venait Sehum, le monde où s'entre-tuaient les 5 frères, n'était pas le monde actuel. Il s'agissait en réalité d'une première version du monde, que Sehum avait souhaité changer lorsqu'il avait vu ses frères morts. Le résultat de son vœu s'était réalisé avec la chute de l'étoile aux origines du monde, créant une deuxième version du monde où les hommes avaient désormais peur de la mort...



Les différentes factions ressortirent de la brèche alors qu'il faisait nuit noire. Ils croisèrent de nouveau le Patriarche, exterminant tout ce qui lui semblait contraire à la Corruption.
Les marcheurs d'Ombre refirent leur apparition. Plus agressifs, ils traquèrent le porteur de l'orbe jusqu'à son campement, où ils finirent par le tuer, et mirent enfin la main sur l'orbe. Cela leur permettait désormais de contrôler leur propre existence, leur propre plan, et désormais plus personne ne pourrait jamais les atteindre. Ils partirent, cherchant toujours vengeance après Morianor, qui, selon eux, les avait trahis.

La citadelle fut éveillée toute la nuit. Juste avant l'aube, les Rakhs accompagnés de membres de la Légion lancèrent une offensive sur le fort, prenant possession de la place et libérant leurs prisonniers.

Jour 4


Ce soir-là, la brèche s'ouvrit de nouveau. Les différents groupes entrèrent dans un monde sans clarté, où tout était noir. Soudain, une source de lumière s'avança. Les premiers qui entrèrent dans son faisceau périrent à l'instant où la lumière les éclaira.
Ils rencontrèrent alors Nalzier. Puis Nalzier sous une autre forme. Et encore une. Ce dernier possédait la capacité de se dupliquer selon son bon vouloir. Il patrouillait afin de garder Morianor enfermé dans ce monde, afin de lui extorquer la Lame Rédemptrice. Néanmoins, la perception du temps étant différente dans chaque monde, celui-ci pouvait se trouver là depuis des années...
Les Nalziers purent être neutralisés grâce à leurs propres faisceaux. Ils détenaient les trois clés qui ouvraient la cellule de Morianor. Lorsque le groupe entra, Morianor crut d'abord à une nouvelle illusion de Nalzier. Il fallu prononcer le nom de Rinakayn afin de l'apaiser.
Morianor était épuisé. Il était prêt à céder la Lame Rédemptrice à l'un de ses sauveurs, lorsque surgit la voix de Nalzier : « Non Morianor, cela ne doit pas être aussi simple. Ouvre les yeux ! Regarde, tes frères sont venus te chercher... »
Nalzier créa alors de nouvelles illusions qui prirent l'apparence des 4 frères & sœur de Morianor. Celui-ci était trop affaibli mentalement pour les combattre, il n'en aurait pas la force. Tous étaient des grands combattants : Sehum, Loïna-Ki, Valérior, excepté Orien, le politicien de la famille. Ce dernier expliqua à ceux qu'il rencontrait qu'il pouvait les aider à vaincre les autres, expliquant leurs faiblesses, redirigeant ainsi les combattants vers un autre que lui. Le chemin alors désert, Orien s'avança dans la prison. Morianor face à lui, Orien ouvrit les bras. « Mon frère ! » s'exclama-t-il avant de le poignarder au cœur. Morianor rendit son dernier souffle, et la Lame Rédemptrice fut ramassée. Elle changera plusieurs fois de possesseur au cours de la nuit.

Les Survivants ramenèrent le corps de Morianor hors de sa prison et s'interrogèrent : « Pourquoi ne revient-il pas à la vie ? Pourquoi la Corruption ne le relève-t-elle pas comme elle le fait pour chacun d'entre nous ? »
Mais les questions furent interrompues par Rinakayn qui entra dans la pièce et découvrit le corps de son ami, inerte. Même si sa conception du temps qui passe était altérée, c'était son compagnon depuis plus de 2000 ans qu'il vit étendu là et qui ne se relevait pas. Sa peine était immense. Il hurla, il sanglota, il cria contre ceux qui n'avaient pu sauver son ami...


C'est alors que Yitzhak prit la parole. Il expliqua à tous que la proximité de la Lame Rédemptrice et de cet autre objet chargé du même pouvoir lui avaient permis de retrouver l'ordre des évènements confus qui lui servaient de mémoire. Il se souvenait de tout désormais : il avait été, il y a plus de 2000 ans, l'un des adeptes de Nalzier, de ceux-là mêmes qui avaient créé la Lame avec le légendaire mage puis enfermé celui-ci dedans. Il fit le récit de ce que ses recherches lui avaient révélé jusque-là afin que chacun, Corrompu comme Survivant, soit conscient de ses actes et de leur portée. Il demanda à tous de l'accompagner dans son combat contre Nalzier : ce dernier recherchait quelque chose et dans sa recherche avait créé la Lame Rédemptrice. Que recherchait-il ? Et comment utiliserait-il la Lame Rédemptrice pour l'obtenir ?


Jour 5


Il s'agissait enfin du moment que Nalzier attendait. La brèche vers le monde de la Corruption venait de s'ouvrir, mais avant de pouvoir réellement permettre le passage, elle devait se stabiliser. Des créatures de la Légion en sortirent et attaquèrent la foule qui attendait de pouvoir traverser. La brèche n'était pas assez stable pour pouvoir faire passer tout le groupe d'un coup, aussi tous se divisèrent en petits goupes afin de ne pas fragiliser le passage.
Le chemin vers le monde de la Corruption fut long et angoissant. Il était impossible de se retourner ou de s'arrêter à cause de la présence de créatures de la Légion encore inconnues, les Suiveurs. Ceux qui tentaient l'expérience en firent rapidement les frais. Après une longue marche, ils arrivèrent enfin. Ils devaient d'abord traverser de nombreuses illusions crées par la corruption afin de parvenir au cœur de la Corruption...


La première illusion était une femme enceinte, suppliant qu'on lui enlève ce qu'elle avait en elle. Lorsqu'on lui ouvrait le ventre, parmi les tripes et les viscères, à l'intérieur de l'utérus se trouvaient deux fœtus avec un masque argenté. Voilà ce que nous ferons de vos enfants.
La deuxième illusion représentait Ryo et Taro, les jumeaux nés à Khelbrann, adultes, mais étrangement liés par le dos... ils étaient devenus siamois. Il était nécessaire de les séparer afin de passer à l'étape suivante, néanmoins l'un des deux devait mourir dans l'opération... Voilà ce que nous ferons de vos espoirs.
La troisième illusion amenait à combattre le Funèbre. Une fois à terre, celui-ci arrachait son masque, révélant le visage de Vazij Shaïna, enfermé dans la lance de Rinakayn avec le Funèbre. Il hurlait alors « Vous m'avez abandonné dans la lance ! » Voilà ce que nous ferons de vos héros.
La quatrième illusion consistait à regarder à l'intérieur de boîtes. Trois d'entre elles crevaient les yeux de celui qui regardait. La quatrième posait une question : « Qui domine ces lieux ? » Le monde de la corruption était alors sous l'emprise des voix de la Mère, du Créateur et du Maître. Voilà ce que nous ferons de vos dieux.
La cinquième illusion était un Légionnaire Noir qui se contentait de lever une main. Rien ne se passait jusqu'à ce que quelqu'un se place face à lui, levant aussi la main. Le Légionnaire continuait alors sa pantomine macabre tant que la personne le suivait : se taillant les veines, s'arrachant les ongles, se crevant un œil, se découpant le visage, s'égorgeant... pour enfin s'ouvrir le ventre et plonger la main dans le ventre de celui qui l'imitait, agonisant et au sol, pour en retirer la clé. Voilà ce que nous ferons de vos corps.
Une dernière salle enfin présentait les frères d'armes tombés durant la traversée. Des Légionnaires Noirs se chargeaient de leur verser du métal noir en fusion sur le visage, les transformant ainsi en l'un des leurs. Les humains restant avaient alors la possibilité d'extraire leurs camarades à ce sort en combattant les deux Légionnaires.


Une fois ces illusions de la corruption passées, ils arrivèrent enfin à celui qu'ils étaient venus arrêter : Nalzier. Celui-ci tentait également d'atteindre quelque chose, mais quoi ? N'était-il pas déjà au cœur de la corruption ? Il se défendait contre tous ceux qui l'attaquaient. Dans l'ombre, autour de lui, rôdaient des dizaines de déchéants. Soudain, certains des combattants se firent happer par des mains, et emmener vers les bords de la salle. « Tu es sous l'emprise de la voix de la Mère / du Créateur / du Maître, tu m'obéis ! » leur chuchota-t-on à l'oreille avant qu'ils ne deviennent eux-mêmes des déchéants.
Nalzier brandissait une pierre à la main... la Pierre de Corrompr ! En la saisissant soi-même, il devenait possible de le blesser. Lorsque Nalzier fut affaibli, il plongea dans le portail qui s'était ouvert derrière lui. Azgarel le suivit de près.


Les trois voix de la Corruption s'avancèrent alors. « Je suis la mère, je pense. » « Je suis le créateur, je suis. » « Je suis le maître, je dirige. » répétèrent-ils. Ils tenaient leur cœur à bout de bras, immobiles, répétant leur litanie. Certains s'avancèrent pour l'arracher. Chen Long prit le cœur de la Mère, Althaia celui du Créateur, Ling la voix du maître. Les voix leur agrippèrent alors les bras et leur dirent à l'oreille « Tu es la nouvelle voix. Contemple mon fardeau... ». Ling choisit alors de supprimer la voix du maître. Ainsi tous les Rakhs et créatures corrompues furent placées sans exception sous l'emprise et la volonté d'Althaia, voix de la Créatrice, et de Chen Long, voix du Père.

Lorsqu'ils franchirent le portail, tout était bleu. Ils n'étaient donc plus au cœur de la corruption, mais au cœur du complexe manamorphique. Tout devenait clair. Le complexe manamorphique et la corruption étaient liés. La corruption était une création du complexe manamorphique, sa réponse à la peur de mourir des hommes. En effet, le vœu de Sehum avait créé un paradoxe que le complexe manamorphique avait dû résoudre : les hommes peuvent mourir, les hommes veulent que d'autres hommes meurent, mais les hommes ne veulent pas mourir. La solution apportée par le complexe manamorphique fut donc de stocker les morts dans un monde à part, afin qu'ils ne disparaissent pas totalement, mais en leur enlevant leur libre arbitre afin d'éviter de répéter le paradoxe, et en créant ainsi une pensée collective. Ainsi fut créé le monde baptisé plus tard « Monde de la Corruption ».
Les intentions de Morianor devenaient claires également. Envoyé dans le monde corrompu par la Lame Rédemptrice lorsqu'il avait été tué par son frère Orien, il avait été le seul à pouvoir conserver un libre arbitre grâce à son armure contenant un fragment de Pierre de Corrompr. Ce qu'il avait vu l'avait profondément terrifié, et il avait voulu empêcher cela de sortir. Il était parvenu, toujours grâce à ce fragment, à communiquer avec Rinakayn, qui dans notre monde avait conservé la véritable armure de Morianor. Il lui avait alors demandé de trouver les prêtres Leddrathirs et de convaincre le Conseil de fermer la brèche présente sur la Lame Rédemptrice à tout jamais, afin que ce qu'il avait vu ne se répande jamais dans le monde des humains... La fermeture de la brèche ayant échoué, la seule solution qu'il restait à Morianor était de répandre le désespoir sur la terre, afin que la volonté de vivre des humains soit annihilée, afin que cesse le paradoxe, afin que disparaisse le monde de la Corruption.


Ils virent alors Nalzier soulever Azgarel du sol, le tenant par le cou. Il le questionnait sur son inutilité. Azgarel répliqua qu'ayant tout observé, il n'attendait que de comprendre qui manipulait tout cela pour abattre ses cartes. Il dit à Nalzier qu'il souhaitait que celui-ci devienne aussi faible qu'un homme ; que celui-ci comprenne ce que c'était que d'avoir à nouveau peur ; et qu'il ne puisse jamais rien contre les héros qui avaient traversé les mondes pour le vaincre.
Nalzier brisa la nuque d'Azgarel et le laissa tomber au sol. Puis il se tourna et s'adressa au complexe manamorphique, lui demandant de lui rendre ce qu'il était venu chercher : il réclamait son fils, Synacess. Le complexe lui rit au nez et demanda aux humains de le maîtriser. Nalzier découvrit avec horreur que ses pouvoirs avaient disparu. Cherchant la pierre de Corrompr en sa possession, il découvrit que celle-ci était passée dans les mains... d'Azgarel, qui se releva.


Nalzier implora encore une fois le complexe manamorphique de lui rendre son fils.  Celui-ci refusa ; il accusa Nalzier d'avoir transgressé les lois de l'univers grâce aux secrets que le complexe lui-même lui avait confié. Il lui reprocha d'avoir créé la Lame Rédemptrice, d'avoir plongé ses créations dans les abysses, et d'avoir rétabli le paradoxe qu'il avait réussi à résoudre. A cause de cela, le complexe avait dû permettre à la corruption d'évoluer, comme une nouvelle étape de la vie après la mort.
« Je ne peux te rendre ton fils, énonça le complexe, car... je suis ton fils ! » Synacess, car c'était lui, expliqua alors qu'il était venu sur cette terre afin de s'assurer que sa solution au paradoxe avait fonctionné. Il avait été trouvé par Walad'har, à qui il avait confié une part de son pouvoir, afin que celui-ci veille à ce que le monde ne sombre pas, puis l'avait soumis à une dernière épreuve : qu'allait devenir Walad'har face à la mort de Synacess, qu'il considérait comme son fils ?
Nalzier / Walad'har avait échoué. Le complexe manamorphique ordonna alors aux humains de tuer Nalzier, et ils s'exécutèrent.

Le complexe manamorphique invita alors les humains à faire leurs propres choix, car ils étaient en possession d'une autre pierre de corrompr, celle qu'ils avaient rassemblée à travers les mondes, car le vœu de celle de Nalzier avait été utilisé par Azgarel. Le groupe se concerta alors sur les cartes qu'ils allaient jouer pour l'avenir du monde, mais la brèche était instable et le temps pressait. Un dénommé Woll posa alors une carte : la Destruction de la magie. Les Dévoreurs hurlèrent, les mages, dont Délyde, se révoltèrent. Mais le choix avait été posé et ne pouvait être défait. Le complexe manamorphique prit en compte cet unique vœu et valida le choix des humains pour le monde à venir.


Soudain, Azgarel prit la parole. Il s'adressa à tous : aux survivants, incapables de s'entendre, dont le libre arbitre assumé n'avait amené que la trahison et le complot ; aux corrompus, dont la pensée collective mettait de côté les intérêt personnels... mais à quel prix ? Il leur proposa une autre solution que l'affrontement perpétuel : une symbiose, une pensée commune respectant le libre arbitre de chacun, utilisant la corruption comme un élément essentiel à la vie pour apprendre et évoluer. Enfin, il accusa le complexe manamorphique d'avoir proposé dessolutions pragmatiques catastrophiques puisque élaborées sans sentiments humains. Il encouragea alors le groupe d'humains à détruire le complexe manamorphique, et, brandissant la Lame Rédemptrice, se prépara à s'avancer vers le cœur du complexe.
Nal'harag la Dévoreuse hurla son mécontentement et s'adressa aux humains, voulant leur expliquer que c'était pure folie, mais Azgarel la frappa avec la Lame Rédemptrice et elle s'écroula sur le sol, suivie de près par Shazam ayant bondi au même moment.

Azgarel et la Lame Rédemptrice en tête, suivis par le cortège des humains, s'avancèrent vers le cœur du complexe.

« Vous ne pouvez pas faire cela ! J'existe ! Vous ne pouvez exister sans moi ! Je vous supprimerai ! Je...... »

Puis tout devint noir.


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Dernière édition par Asryelle le Lun 21 Aoû - 22:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Résumé du chapitre 7 : La déchirement du voile   Sam 7 Nov - 23:50

Ce qui aurait pu être différent :

* Les Survivants et les Corrompus auraient pu choisir de ne pas faire de concession concernant leur morale et leurs alliances, et auraient pu rester ennemis jusqu'à la fin. Cela aurait eu pour effet de créer du PvP tout au long du jeu, notamment pour la prise des Puits de Corruption chaque jour, pour la prise de la Citadelle tout au long du jeu, mais aussi et surtout pour la Bataille de la brèche le dernier jour : en effet, les quarante minutes d'ouverture et de stabilisation de la brèche devaient être consacrées à du PvP entre les deux factions. La première faction à rentrer dans la brèche bénéficiait d'un avantage de par son avance qui lui permettait d'anticiper les choix à venir : par exemple, les Corrompus auraient pu profiter de cette avance afin de récupérer les 3 voix de la Corruption et les conserver au sein des Rakhs.

* La citadelle aurait pu être aux mains des Corrompus tout au long du jeu, selon les orientations politiques et militaires choisies.

* Si les 3 enfants du jeu (Ryo, Taro et l'enfant de Malenna) avaient été récupérés par les Corrompus, une sauvegarde des 3 voix aurait pu être réalisée. Ainsi, à la fin du jeu, les 3 voix pouvaient être arrachées mais réimplantées dans les enfants, ce qui permettait de garder les voix et de leur trouver de nouvelles enveloppes corporelles.

* L'orbe des Marcheurs d'Ombre, ou Oeil de Kalahan, aurait pu être apporté près de l'entraveur. On y aurait alors découvert que la voix étrange qui venait se rajouter était en fait celle de Nalzier, présent dans la Lame, qui a parasité l'incantation des prêtres afin de les enfermer dans la Lame à sa place et d'ouvrir la brèche. Faire écouter cet extrait aux marcheurs d'ombres aurait permis de leur faire prendre conscience de leur erreur, qu'ils avaient été trompés. Ils auraient ainsi renoncé à leur recherche de l'orbe, se seraient retirés, et seraient rentrés dans la Lame pour la recharger une fois que celle-ci aurait été portée par un joueur. Ainsi ils n'auraient pas combattu les joueurs aux côtés de la Légion lors de l'entrée dans le monde Corrompu.
Les créatures de la corruption auraient alors été aux côtés des Corrompus en tant qu'alliés supplémentaires pour la Bataille de la brèche contre les Survivants.

* La lance de Rinakayn, contenant les âmes de Traï'him, ex-Maître Dévoreur Spirituel parasité par la Corruption pour donner le Funèbre, et de Vazij Shaïna, aurait pu être trouvée et apportée à Nal'harag, la Dévoreuse, afin de tenter un rituel d'extraction avec ses pouvoirs spéciaux. Ce rituel est clairement impossible, mais elle souhaite le tenter malgré tout. Au cours du rituel, la puissance dégagée par la lance est telle qu'elle ne peut se retenir : elle dévore l'énergie manamorphique contenue dans celle-ci. La lance est désormais vide, mais la Dévoreuse a bénéficié des pouvoir de Traï'him et a muté. Elle peut désormais créer un clan de dévoreurs.

* La Lame Rédemptrice a été laissée au sol une fois Nalzier vaincue, Azgarel a donc pu s'en emparer. Si un joueur avait saisi la Lame Rédemptrice, Azgarel aurait laissé le choix au joueur de le rejoindre ou non pour détruire le complexe manamorphique. S'il n'était pas rejoint par le porteur de la Lame, tous les déchéants qu'il avait libéré recevaient un mot d'ordre et attaquaient leurs camarades. Azgarel pouvait être tué, et le complexe manamorphique aurait simplement pris en compte les cartes jouées. Fin du jeu.

* Azgarel aurait pu être tué durant les 5 jours. Si quelqu'un s'était chargé de garder son cœur afin que celui-ci ne soit pas ramené à la vie, il ne serait pas intervenu à la fin, complexifiant ainsi l'affrontement contre Nalzier, et ne faisant pas la proposition de détruire le complexe manamorphique.

* De la même manière, Azgarel aurait pu être détourné de ses ambitions et ne pas intervenir lors du choix final, Pour cela, il aurait fallu lui faire rencontrer l'amour, domaine dans lequel il a toujours échoué.

* Morianor aurait pu rester en vie dans sa prison et sortir de ce monde avec les joueurs. Une fois hors du portail, il retrouve Rinakayn et lui explique que c'est la volonté de vivre qui crée le paradoxe. Lui ne souhaitant plus vivre, il s'écroule de fatigue et ferme les yeux dans les bras de son ami. Rinakayn, bien que touché par la mort de Morianor, est reconnaissant envers les joueurs de lui avoir ramené son ami, et non pas hargneux comme cela a été le cas.

* Si tous les fragments de Pierre de Corrompr n'avaient pas été trouvées par les joueurs, il n'aurait pas été possible de faire le vœu avec les cartes à la fin du jeu.

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MessageSujet: Re: Résumé du chapitre 7 : La déchirement du voile   Dim 8 Nov - 0:03

Pour revoir toute la galerie photo c'est par ici

Pour écouter toutes les pistes sons de l'entraveur et du coeur de la corruption, c'est par là

Pour relire les légendes du monde, les histoires des peuples et revoir la chronologie, c'est là

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